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Le traitement des petites tumeurs du rein : une analyse coût-efficacité

Piechaud-Kressmann, Julie (2013) Le traitement des petites tumeurs du rein : une analyse coût-efficacité. Thèse d'exercice en Médecine spécialisée, Université Toulouse III - Paul Sabatier.

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    Résumé en français

    But de l'étude : 60% des cancers du rein diagnostiqués actuellement sont des lésions de moins de 7 cm, asymptomatiques, de découverte fortuite. La néphrectomie partielle reste le traitement de référence. Lorsque celle-ci n'est pas recommandée, les thérapies thermo-ablatives sont efficaces et bien tolérées. Le RENAL score et le PADUA score reflètent la complexité lésionnelle, ils permettent de prédire la morbidité thérapeutique. Ces différentes prises en charge n'ont ni la même efficacité ni le même cout. L'objectif de cette étude est double, évaluer la pertinence d'utilisation des scores anatomiques comme facteur prédictif de succès thérapeutique et réaliser une analyse cout-efficacité des 5 modalités de traitement des PTR soit la néphrectomie partielle ouverte (NPO), laparoscopique (NPC) ou robot-assistée (NPCR) , la radiofréquence (RF) et la cryothérapie (CT). Matériel et méthode : 162 patients ont été traités pour des PTR entre septembre 2009 et décembre 2011, 92 par NP, 48 par RF et 22 par CT. Rétrospectivement, nous avons analysé la complexité lésionnelle et les résultats à 1 an. Le succès thérapeutique a été défini par l'absence de récidive locale ou à distance à la fin du suivi. Les critères économiques étudiés étaient l'hôtellerie, la biologie, l'imagerie, le bloc opératoire, le matériel chirurgical et radiologique et le salaire des praticiens. Résultats : Pour les lésions de complexité faible, la NP, la RF et la CT ont des résultats équivalents. Dans le groupe de complexité moyenne, la chirurgie est soit équivalente (selon le RENAL-NS : SSR=95,1% vs 80%, p=0,09) soit supérieure (selon le PADUA score : SSR= 97,6% vs 82,1%, p=0,03) à la radiofréquence et la cryothérapie (SSR= 97,5% vs 60%, p= 0,01). Pour les lésions très complexes, la chirurgie est supérieure à la cryothérapie (SSR= 100% vs 50%, p=0,018). La radiofréquence n'est pas utilisée dans ce sous-groupe. Les couts moyens de néphrectomie partielle sont respectivement de 8442,2 € pour la laparotomie (NPL), 7933,4 € pour la coelioscopie (NPC), 9686 € pour la laparoscopie robot-assistée (NPCR). La radiofréquence coute en moyenne 3396,8 € et la cryothérapie, 8377,9 €. En comparant avec la tarification à l'activité, les traitements bénéficiaires sont la NPO (+ 1360,1€), la NPC (+ 1488,3€). Les traitements déficitaires sont la NPCR (-997,93€), la FR (-1675,5€) et la CT (-6437,6€). Conclusion : La néphrectomie partielle est le traitement de choix des petites tumeurs du rein de complexité moyenne et élevée.Dans les conditions actuelles de remboursement, la voie d'abord laparoscopique pure est la plus rentable pour l'établissement de soin.

    Date de soutenance: 05 Juillet 2013
    Directeur(s) de thèse: Malavaud, Bernard
    Sujet(s): Médecine spécialisée
    Facultés: Purpan
    Mots-clés libres: Cancer du rein - T1 - Néphrectomie partielle - Thermo-ablatif - Médico-économique - RENAL score - PADUA score
    Déposé le: 03 Oct 2013 14:41

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