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Abord de la sexualité en médecine générale : à propos de l'orientation et des pratiques sexuelles à risque

Doneys, Charlène (2023) Abord de la sexualité en médecine générale : à propos de l'orientation et des pratiques sexuelles à risque. Thèse d'exercice en Thèses > Médecine générale, Université Toulouse III - Paul Sabatier.

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Résumé en français

Contexte : la santé sexuelle s'inscrit dans un concept global de "bien être-être physique, émotionnel, mental et social en matière de sexualité". Les personnes LGBT+ font face à des disparités en matière de santé et de nouvelles pratiques sexuelles à risque telle que le chemsex sont en pleine expansion. Le médecin généraliste, acteur de premier recours, a un rôle de dépistage et de prévention des risques. A travers cette étude, notre objectif principal est d'explorer si le médecin généraliste aborde le sujet de la sexualité, en particulier celui de l'orientation et des pratiques sexuelles à risque, afin d'en étudier les conséquences. Méthode : nous avons mené une étude quantitative par questionnaire transmis aux médecins généralistes installés en ex-région de Midi-Pyrénées entre février et mars 2023. Résultats : nous avons obtenu 172 réponses. 60% des médecins abordaient que quelques fois de façon naturelle le sujet de la sexualité en consultation. La fréquence de l'abord de la sexualité était significativement plus importante si le médecin pensait que le patient attende de lui qu'il lui parle de sexualité (p < 0.01). 60% se sentaient plutôt à l'aise avec l'abord de l'orientation sexuelle et 25% ne se sentaient plutôt pas, voire pas du tout à l'aise. 35% des médecins ne se sentaient plutôt pas, voire pas du tout à l'aise avec l'identification des pratiques sexuelles à risque. Plus le médecin était à l'aise avec l'abord de l'orientation sexuelle plus il était à l'aise avec le fait de proposer un dépistage des IST (p< 0.001). Ceux qui avaient déjà prescrit la PrEP étaient significativement plus à l'aise avec l'abord de l'orientation sexuelle ainsi qu'avec le fait de proposer un dépistage des IST (p<0.01). Certaines pratiques sexuelles comme le chemsex et leurs risques restent encore méconnues des praticiens. 80% des médecins interrogés pensaient qu'une formation leur serait utile et 79% seraient prêts à intégrer dans leur pratique une consultation longue dédiée à la santé sexuelle. Conclusion : les médecins généralistes présentent un réel manque d'aisance face à l'abord de la sexualité : en particulier de l'orientation et des pratiques sexuelles à risque. Être moins à l'aise expose à un manquement en termes de prévention, de diagnostic et de prise en charge. Les médecins semblent être prêts à se former, s'investir et à modifier leur pratique quotidienne.

Date de soutenance: 29 Juin 2023
Directeur(s) de thèse: Boyes, Jean-Paul
Sujet(s): Thèses > Médecine générale
Facultés: Facultés > Rangueil
Mots-clés libres: Santé sexuelle - Médecine générale - Orientation sexuelle - Pratiques sexuelles à risque - Chemsex
Déposé le: 20 Sep 2023 13:58

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