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Prise en charge thérapeutique des sujets âgés en EHPAD durant les six derniers mois de leur vie : données de l'étude IQUARE

Rochette, Céline (2014) Prise en charge thérapeutique des sujets âgés en EHPAD durant les six derniers mois de leur vie : données de l'étude IQUARE. Thèse d'exercice en Médecine générale, Université Toulouse III - Paul Sabatier.

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    Résumé en français

    Introduction : très peu d'études s'intéressent à la thérapeutique médicamenteuse en fin de vie. Les objectifs de cette étude sont d'évaluer la prise en charge médicamenteuse des patients âgés vivant en EHPAD durant les 6 derniers mois de leur vie et de déterminer si l'identification des patients en fin de vie modifie la prise en charge. Matériels et méthodes : elle utilise les données de l'étude IQUARE. Cette dernière inclut 175 maisons de retraite de Midi-Pyrénées, soit 6.275 résidents. La présente étude inclue les patients décédés durant les 6 premiers mois de suivi de l'étude IQUARE. Résultats : 498 patients sont décédés à 6 mois dont 61 étaient considérés en fin de vie (12.4%). Les 498 patients prenaient en moyenne 8.3 médicaments par jour. Les classes thérapeutiques les plus prescrites étaient les laxatifs, les antiulcéreux, les diurétiques, le paracétamol et les benzodiazépines. La douleur était traitée chez 47,96% des patients, majoritairement par du paracétamol. La prescription de morphiniques étaient plus importante chez les patients en fin de vie (p=0.001). Un quart des patients douloureux n'étaient pas traités. Les psychotropes étaient largement prescrits. Les médicaments à visée préventive tels que les statines, bisphosphonates, antigoutteux étaient peu prescrits à l'exception des vitamines. 87,75% des patients décédés avaient au moins un médicament inapproprié. L'analyse du groupe étiqueté en fin de vie montre une modification des prescriptions favorisant les traitements à visée symptomatique, avec une diminution du nombre de médicaments (p=0.001), une diminution des prescriptions inappropriées (63.93% versus (91.08%), p=0.001). Conclusion : la prescription chez les patients en EHPAD durant les 6 derniers mois de leur vie pourrait être améliorée, notamment en ce qui concerne la prise en charge de la douleur, l'allègement des psychotropes, et la remise en cause de certains traitements bénéfiques seulement sur le long terme. La question du sous diagnostic de la fin de vie est posée. Une meilleure identification des patients en fin de vie permettrait probablement une prise en charge mieux adaptée.

    Date de soutenance: 22 Avril 2014
    Directeur(s) de thèse: Sourdet, Sandrine
    Sujet(s): Médecine générale
    Facultés: Rangueil
    Mots-clés libres: Personnes âgées - EHPAD - Fin de vie - Traitements médicamenteux
    Déposé le: 13 May 2014 11:54

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