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Place des helcococcus en clinique humaine. Revue sur une série de 42 patients du CH de Cahors, du CHU de Toulouse et du CHU de Caen : données cliniques, méthode d'identification et sensibilité aux antibiotiques

Vergne, Anne (2014) Place des helcococcus en clinique humaine. Revue sur une série de 42 patients du CH de Cahors, du CHU de Toulouse et du CHU de Caen : données cliniques, méthode d'identification et sensibilité aux antibiotiques. Thèse d'exercice en Biologie médicale, Université Toulouse III - Paul Sabatier.

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    Résumé en français

    Helcococcus kunzii, décrit en 1993 et espèce princeps du genre, est isolé, rarement, au niveau de plaies des membres inférieurs. Notre travail présente la plus importante série d'H. kunzii, avec 46 souches isolées chez 42 patients dans 3 centres hospitaliers (Cahors, Toulouse et Caen). Les souches ont été identifiées avec la carte ID-GP de l'automate Vitek 2, en spectrométrie de masse de type MALDI-TOF (système Microflex LT, Bruker Daltonics) et confirmées par le séquençage des gènes rrs ou sodA. Les CMI de 19 antibiotiques ont été déterminées par microdilution, selon les recommandations de l'EUCAST. Les gènes de résistance aux macrolides-lincosamides-streptogramines B (MLS) et tétracyclines (T) ont été recherchés par PCR-séquençage. 34 souches (81 %) étaient issues de prélèvements de plaies chroniques des membres inférieurs dont 21 souches (50 %) issues de plaies diabétiques. L'incidence d'H. kunzii dans les prélèvements de pieds diabétiques au laboratoire de Cahors entre 2008 et 2013 était de 1,9 %. Des signes infectieux plus ou moins marqués étaient présents lors de l'isolement du germe dans 36 cas : 15 infections superficielles, 18 infections atteignant des structures sous-cutanées et 3 sepsis (mais H. k. isolé dans les hémocultures dans un seul cas). 8 souches ont été isolées au niveau de plaies sans signe infectieux. Une seule souche a été retrouvée en culture pure. Concernant la sensibilité aux antibiotiques, 10 souches (24 %) présentaient une résistance acquise à haut niveau à l'érythromycine et à la clindamycine (CMI > 256 µg/mL), celle-ci était systématiquement associée au gène ermTR. Les 2 souches (5 %) qui présentaient une résistance acquise à la tétracycline portaient le gène tet(M). H. kunzii, commensal cutané des membres inférieurs atteints de troubles trophiques, est présent en tant que colonisateur au niveau des plaies chroniques et peut être impliqué à partir de ces portes d'entrée cutanée dans des infections profondes

    Date de soutenance: 04 Avril 2014
    Directeur(s) de thèse: Le Coustumier, Alain
    Sujet(s): Biologie médicale
    Facultés: Rangueil
    Mots-clés libres: Helcococcus - Plaies chroniques - Membres inférieurs - Prélèvements polymicrobiens - Commensale cutané - Pathogène opportuniste - Gène ermTR
    Déposé le: 28 Apr 2014 15:18

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