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Facteurs prédictifs de longue survie chez les patients traités par Azacitidine pour un syndrome myélodysplasique de haut risque

Simon, Steeven (2022) Facteurs prédictifs de longue survie chez les patients traités par Azacitidine pour un syndrome myélodysplasique de haut risque. Thèse d'exercice en Thèses > Médecine générale, Université Toulouse III - Paul Sabatier.

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Résumé en français

Facteurs prédictifs de longue survie chez les patients traités par Azacitidine pour un syndrome myélodysplasique de haut risque. Introduction : les syndromes myélodysplasiques de haut risque (SMD-HR) sont des hémopathies du sujet âgé qui ont un pronostic sombre. Leur prise en charge thérapeutique repose sur l'Azacitidine qui améliore la survie et la qualité de vie des patients. Les facteurs de longue survie chez les patients traités par Azacitidine sont mal connus. Patients et méthode : les SMD-HR traités par Azacitidine sur l'IUCT-Oncopole entre janvier 2008 et novembre 2017 ont été inclus dans l'étude. Les données sur le patient, la maladie et le traitement ont été recueillies. Les groupes de longs survivants à 24 mois et à 36 mois ont été comparés pour l'analyse des facteurs prédictifs d'une meilleure survie. Les comparaisons ont été réalisées par le test du Chi-2 ou le test exact de Fisher pour les variables qualitatives et par le test de Kruskal-Wallis pour les variables quantitatives. Les taux de survie ont été estimés par la méthode de Kaplan-Meier, les analyses univariables et multivariables ont été réalisées par le test du Logrank et le modèle de Cox. Une analyse Landmark à 3 et 6 mois a été utilisée afin d'évaluer l'effet de la réponse sur la survie globale. Une modélisation par régression logistique a été réalisée afin d'identifier les facteurs associés au fait d'être en vie à 24 mois. Résultats : 110 patients ont été inclus dans l'étude, 68 hommes et 42 femmes d'âge médian au diagnostic de SMD-HR 75 ans. 26,4% n'avaient pas de comorbidité. Le nombre médian de cycles reçus était de 9 (1-117) et 70% des patients ont reçu plus de 6 cycles, avec dans 54,5% une concession réalisée principalement pour la survenue de cytopénies. Le taux de réponse globale à 6 cycles est de 43% et la durée médiane de réponse de 12,65 mois, la survie médiane est de 17,2 mois. Les infections représentent la principale cause de décès, 57,6% des cas. En analyse multivariée un score OMS >1, le score IPSSR et la dépendance transfusionnelle plaquettaire influencent négativement la survie à 24 mois. Le score HCT-CI, une albumine plus basse, une CRP plus haute, l'IPSSR, la présence d'une thrombopénie sont associés aux groupes de non longs survivants. Discussion : l'IPSSR reste le principal score qui reflète le pronostic des SMD-HR. En dehors des facteurs habituels qui le constituent, nous avons mis en évidence un élément supplémentaire à travers l'impact négatif de la dépendance transfusionnelle plaquettaire. Notre étude a identifié d'autres facteurs associés à une moins bonne survie : une albumine plus basse et une CRP plus haute au diagnostic ainsi qu'un score HCT-CI plus élevé. Conclusion : les facteurs pronostiques connus des SMD-HR demeurent significatifs pour déterminer la survie prolongée des patients traités par Azacitidine. D'autres facteurs intéressants ont été mis en évidence comme l'albumine et la CRP ainsi que les comorbidités. L'importance de ces facteurs rappelle l'intérêt d'une prise en charge globale intégrant le statut du patient (comorbidités, fragilité) au-delà de l'aspect purement hématologique.

Date de soutenance: 14 Mars 2022
Directeur(s) de thèse: Rauzy, Odile
Sujet(s): Thèses > Médecine générale
Facultés: Facultés > Rangueil
Mots-clés libres: Syndromes myélodysplasiques - Azacitidine - Longue survie
Déposé le: 31 Mar 2022 09:46

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