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Quel bilan étiologique d'une baisse de la réserve ovarienne ? Prévalence des anomalies à partir de 187 cas

Tryoen, Emilie (2018) Quel bilan étiologique d'une baisse de la réserve ovarienne ? Prévalence des anomalies à partir de 187 cas. Thèse d'exercice en Thèses > Médecine spécialisée, Université Toulouse III - Paul Sabatier.

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    Résumé en français

    Contexte : le syndrome de basse réserve ovarienne est mal décrit dans la littérature, on utilise par abus de langage l'appellation d "insuffisance ovarienne prématurée". En pratique clinique, les patientes avec une basse réserve ovarienne sont de plus en plus fréquentes et il serait indispensable de pouvoir adapter le bilan étiologique et de pouvoir soit anticiper une grossesse spontanée soit prendre en charge une infertilité. Objectif : nous avons voulu évaluer la prévalence des anomalies génétiques et des endocrinopathies auto-immunes en fonction de l'âge et du niveau de la réserve ovarienne (évaluée par le dosage de l'AMH et le CFA à l'échographie pelvienne). Ceci pourrait nous permettre de voir s'il y a la présence de seuils de réserve ovarienne en fonction de l'âge pour la prescription du bilan étiologique. Matériels et méthodes : nous avons réalisé une étude descriptive rétrospective unicentrique au sein du service de la médecine de Reproduction du CHU de Toulouse. Nous avons évalué le bilan étiologique : caryotype, recherche prémutation du gène FMR1, bilan auto-immun : anticorps antithyroïdiens et anti-surrénaliens en fonction de l'âge des patientes et du taux d'AMH et du CFA. Résultats : nous avons pu explorer 187 patientes. Nos résultats du bilan auto-immun n'ont pas montré d'augmentation par rapport à la population générale. Par contre, nous avons mis en évidence une augmentation des anomalies génétiques. On retrouve 3.7% d'anomalies du caryotype et 2.1% de prémutation du gène FMR1, ce qui est supérieur par rapport à la population générale (0.6% et 0.27-0.82% respectivement). Conclusion : à travers nos résultats en fonction des catégories d'âge, d'AMH et de CFA on en conclu qu'on pourrait mettre en évidence des seuils pour la recherche d'anomalies génétiques. Avant 35ans, ce bilan est nécessaire si AMH <1.5 ng/mL et CFA <12. Après 35 ans, le bilan est nécessaire si AMH <0.63 ng/mL et CFA <8. Par contre nous nous posons la question de la réelle nécessité de faire le bilan auto-immun du fait de la même prévalence des anomalies que la population générale. Il est donc indispensable de faire le bilan étiologique afin d'homogénéiser nos diagnostics, pour pouvoir dépister le plus tôt possible et informer les femmes sur leur fertilité future.

    Date de soutenance: 24 Octobre 2018
    Directeur(s) de thèse: Parinaud, Jean
    Sujet(s): Thèses > Médecine spécialisée
    Facultés: Facultés > Purpan
    Mots-clés libres: Syndrome de basse réserve ovarienne - Insuffisance ovarienne prématurée - Causes génétiques et auto-immunes - Prévalence des anomalies
    Déposé le: 10 Jan 2019 12:11

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