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Suivi de la reconstitution immunitaire après immunochimiothérapie par Rituximab, Fludarabine et Cyclophosphamide en première ligne de leucémie lymphoïde chronique : implications pour la prise en charge thérapeutique

Gauthier, Martin (2017) Suivi de la reconstitution immunitaire après immunochimiothérapie par Rituximab, Fludarabine et Cyclophosphamide en première ligne de leucémie lymphoïde chronique : implications pour la prise en charge thérapeutique. Thèse d'exercice en Thèses > Médecine spécialisée, Université Toulouse III - Paul Sabatier.

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    Résumé en français

    Après Rituximab-Fludarabine-Cyclophosphamide (RFC) dans la leucémie lymphoïde chronique (LLC), le niveau de maladie résiduelle minime (MRD) est associé à la survie sans progression (PFS) et à la survie globale (OS), mais les rechutes sont constantes et les cellules de LLC sont très dépendantes de leur micro-environnement notamment ganglionnaire. Nous avons étudié l'influence de la reconstitution immunitaire sur la PFS et l'OS chez 162 patients recevant du RFC pour une LLC dans le Sud-Ouest de la France entre 2005 et 2016. Les patients avaient un âge médian de 61,5 ans avant traitement, étaient majoritairement IGHV non muté (63,4%) et avaient reçu 6 cures de RFC pour plus de 75% d'entre eux. A la fin de traitement (EOT) le niveau de MRD était bas, intermédiaire et élevé chez respectivement 65,3%, 27,2% et 7,5% des patients. En analyse multivariée, la MRD (p=0,006) à EOT et sa croissance (p<0,001) étaient associées à la PFS, tout comme la valeur élevée de lymphocytes T CD4+ (p=0,001). Chez les patients ayant une MRD intermédiaire à EOT, ceux ayant des CD4=200/mm3 avaient une PFS de 53% à 5 ans, contre 7,7% si CD4>200/mm3 (p=0,0001). Les patients IGHV non mutés avaient une PFS médiane de 63,7 mois si CD4 EOT=200/mm3, contre 30,7 mois si CD4 EOT>200/mm3 (p<0,0001). L'analyse univariée des facteurs associés à la survie globale retrouve l'importance d'éradiquer la MRD (p<0,001), mais également l'apport prédictif de la mesure du taux de lymphocytes T CD4 en fin de traitement (p=0,001). Chez les patients IGHV non mutés, les CD4 à EOT sont un marqueur pronostique de qualité et pourraient servir à guider les indications de maintenance

    Date de soutenance: 11 Octobre 2017
    Directeur(s) de thèse: Ysebaert, Loïc
    Sujet(s): Thèses > Médecine spécialisée
    Facultés: Facultés > Purpan
    Mots-clés libres: Leucémie lymphoïde chronique - Maladie résiduelle minime - Reconstitution immunitaire - Lymphocytes T CD4 - Maintenance
    Déposé le: 08 Jan 2018 15:55

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