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Impact de la musicothérapie sur la prescription de neuroleptiques dans la maladie d'Alzheimer ou syndromes apparentés compliqués de comportements productifs

Bernard, Amandine (2015) Impact de la musicothérapie sur la prescription de neuroleptiques dans la maladie d'Alzheimer ou syndromes apparentés compliqués de comportements productifs. Thèse d'exercice en Thèses > Médecine spécialisée, Université Toulouse lll - Paul Sabatier.

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    Résumé en français

    Résumé : Les neuroleptiques sont fréquemment prescrits chez les patients atteints de maladie neurodégénérative présentant des symptômes psycho-comportementaux. Cependant, ces traitements sont nocifs dans cette population et ont une efficacité très modeste. Devant ce constat, la prise en charge des maladies neurodégénératives par les thérapies non pharmacologiques est en plein essor. La musicothérapie suscite un intérêt croissant dans le traitement de ces symptômes. L'objectif de l'étude est de montrer que la musicothérapie permet de diminuer un traitement neuroleptique chez des patients atteints de syndrome démentiel compliqué d'agitation. Méthode : Essai comparatif, contrôlé, randomisé en deux groupes, en simple aveugle, multicentrique. Le groupe musicothérapie (n=17) bénéficie de 3 séances de musicothérapie réceptive par semaine pendant 8 semaines. Le groupe contrôle bénéficie dans les mêmes conditions de séances de discussion autour de l'actualité ou de photos personnelles. La posologie de neuroleptique est notée à l'inclusion, à 1 mois, à 2 mois du traitement et 1 mois après l'arrêt des séances. Nous avons évalué l'agitation à travers les échelles Cohen-Mansfield et NPI-ES. Résultats : Il n'y a pas de différence significative en terme de réduction de posologie de neuroleptique entre le groupe expérimental et le groupe contrôle (p=0,69). Dans les 2 groupes, on observe que l'aire sous la courbe, qui est le reflet de la variation de posologie du neuroleptique est de 0,9 ce qui signifie qu'en moyenne sur la durée de l'étude la posologie est légèrement inférieure à la posologie initiale. On observe une amélioration significative des scores à l'échelle NPI dans le groupe contrôle (p=0,007) mais pas de différence significative entre les 2 groupes à l'échelle Cohen-Mansfield (p=0,11). Conclusion : Dans notre étude, nous n'observons pas de réduction significative de neuroleptique dans le groupe expérimental comparé au groupe contrôle. Nous avons cependant montré la faisabilité de notre étude et sa reproductibilité. Notre travail doit être complété par d'autres études à plus grandes échelles.

    Date de soutenance: 05 Octobre 2015
    Directeur(s) de thèse: Arbus, Christophe
    Sujet(s): Thèses > Médecine spécialisée
    Facultés: Facultés > Purpan
    Mots-clés libres: Maladie d'Alzheimer - Musicothérapie - Neuroleptiques - Troubles du comportement - Comportements productifs
    Déposé le: 19 Jan 2016 13:46

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